Ce texte est une production de deux juristes togolais : Armel Kagbara et moi.

À toi qui m'accepteras tel que je suis et qui ne feras pas de concession quant au 3ème fil de notre corde,

À toi qui durant un laps de temps, m'étudieras telle une sculpture pour en déceler les défauts et les qualités.

À toi qui un jour me diras OUI
devant Dieu et devant les Hommes,
Je ne te connais sûrement pas encore mais dans tes yeux que je regarderai fixement ce jour-là, je verrai un amour profond et authentique.

Toi que j'appellerai fièrement et tendrement mon épouse, je ne sais pas où tu te trouves ni ce que tu fais en ce moment mais, si un jour tu lisais ces mots, sache que je t'aimais depuis cette époque.

Je m'apprêtais déjà à te chérir, à te rendre heureuse tout le temps que durera notre union.

J'apprends dès à présent à m'excuser même lorsque je n'ai pas tort car le plus important n'est pas d'avoir raison mais de vivre en harmonie.

J'apprends également à ravaler ma fierté pour ne pas te l'imposer tel un supplice dans les jours de désaccord.

J'avoue que je ne sais guère cuisiner mais pour toi, je passe du temps dans ma kitchenette de célibataire à créer un mélange chimique propre à la consommation.

Pour toi, je me prive d'ores et déjà de sommeil pour que tu ne manques de rien.

Je te promets d'être ton complice, de faire de toi ma meilleure amie, ma sœur, ma mère, mon épouse, bref ma personne-carrefour.

Jamais, personne ne te manquera de respect tant que je serai à tes côtés.
Notre linge sale se lavera entre nous, pas besoin de l'exposer à la face du monde.
 
Mon amour inné pour les enfants prouve à suffisance que les nôtres seront aimés et que je serai pour vous un bon père de famille.

Sache ma future épouse que, je ne te promets pas monts et merveilles mais par la grâce de Dieu, nos enfants et toi serez toujours à l'abri du besoin.

Alors, jeune aphrodite, si tu es déjà prête, montre-toi pour que le processus qui mènera à notre union se déclenche.

Je ne te parlerai pas de droits et devoirs, je te parlerai de communication et communion.

Je ne ferai pas de discours dithyrambique sur ta personne, non, je te ferai des compliments.

Car tu es celle qu'il me faut.