Depuis déjà quelques minutes, j’observais la maison du riche médecin de la cent cinquante et unième avenue. Je regardais plus précisément sa belle voiture orange éclatante garée devant le manoir .Elle devait valoir plus cher que la moitié des maisons sur la rue. Il me fut aisé d’ouvrir la porte grâce à ce que j’avais appris lors de mes derniers vols. J’ai ouvert la porte et j’aperçus immédiatement les clés accrochées sur le mur. Je les saisis et m’en allai discrètement avec la voiture.
 
Afin de me détendre après ce vol si bien réussi, j’ouvris la radio au poste des nouvelles. Il se passa l’effet contraire lorsque j’entendis le présentateur dire que la police suspectait le conducteur d’une voiture orange pour triple meurtre dans la ville voisine. Affolé, je me rangeai sur le côté de la route pour réfléchir.
 
J’étais terrorisé, je ne savais pas si je devrais aller tout raconter à la police au risque de me faire arrêter et renvoyer à une maison de détention. Peut-être devrais-je aller rapporter l’auto à son propriétaire ni-vu ni-connu ? Plus les nouvelles avançaient, plus ma peur augmentait. J’ai eu un horrible mal de tête quand le présentateur raconta que des témoins avaient vu la voiture sur la route où je me trouvais actuellement. Je repris mon calme et j’éteignis la radio. Je me ressaisis et je décidai d’aller cacher la voiture dans un petit chemin traversant la forêt.
 
Je fis peut-être cent ou deux cent mètres dans la forêt avant de m’arrêter au bout du chemin. Au moment où je sortis de la voiture, j’entendis le bruit d’une automobile approchant dans ma direction suivi d’une lumière aveuglante qui me fit reculer d’un pas. J’étais sûre que c’étais la police qui m’avait retrouvé.
   
Quand je pus enfin ouvrir les yeux, je m’attendais à voir une voiture bleue et blanche, mais la voiture devant moi était orange. La  porte s’ouvrit et une silhouette noire en descendit. L’homme s’approchait et moi j’étais paralysée par la peur.   

 

 

Published by Étienne Moquin